Les arbres sont en beauté cet après-midi
Les feuilles orangées s’habillent de fauve
La coulée verte prend la couleur d’automne
Elle se rougit du sang et se gonfle du vent
Les gouttes et les poussières taquinent la paupière
Elles essaiment leur voyage comme un nouveau pollen
Ce sont des souvenirs en perles au bout des cils
Qui se ventilent à souhait pour prolonger le temps
Une femme, vieille comme ses peintures
(je l’imagine parfaite dans un autre labeur)
S’enroule de lainage et de légers soucis
Elle cherche compagnie sur le bord du passage
Elle se sait comme les feuilles en suspend dans les airs
Heureuse et prisonnière détachée de son chêne
Elle cherche malhabile un coeur pour l’écouter
Pour l’écouter chanter comme au pays d’été
Elle cherche malhabile un coeur pour l’écouter
Pour l’écouter chanter comme au pays d’été
